Engagement, Vie Associative, Mutualisation, Économie sociale et solidaire, Innovation, Coopération, Diversité, Réciprocité

EXPÉRIENCES

CONCEPTIONS

Coproduction et partage des ressources
Les MJC sont des lieux de soutien et d’accompagnement de la vie associative. Dans ce cadre, elles partagent des richesses, des savoirs- faire et des compétences. Lorsqu’une MJC décide d’accueillir une association dans ses locaux, elle s’engage, le plus souvent, dans une collaboration et le développement de projets en commun. Ce sont alors des compétences qui sont partagées. Ce partage est bien supérieur à la juxtaposition des compétences car il conduit à la naissance de projets d’une plus large envergure. Cette coproduction peut s’entendre comme une solidarité de proximité et concourt de la sorte au développement de chacun par tous.

Solidarité et Réciprocité
La solidarité est une relation de réciprocité. Elle n’est pas la relation de condescendance qui caractérise trop souvent l’aide qu’apporte le fort au faible. Elle ne se résume pas plus à la compassion qui est l’émotion que l’on peut ressentir en constatant la souffrance de l’autre. La solidarité, c’est l’action qu’engagent de concert des individus ou des organisations qui se donnent un projet commun. En ce sens, la solidarité repose sur la responsabilité des uns envers les autres et agit ainsi comme moteur de l’action et facteur de progrès.

Oser la coopération
Inscrire et formaliser davantage l’action des MJC dans une dynamique de coopération est à la fois une nécessité et une évidence. C’est une nécessité car le modèle économique sur lequel fonctionnent les MJC en particulier, et les associations d’Éducation Populaire en général, touche aujourd’hui à une limite. Les MJC ne produisent pas d’utilité marchande mais bien de l’utilité collective et de la plus-value sociale. De ce fait et du fait de leur positionnement comme corps intermédiaire, partenaire des politiques publiques, il n’est ni souhaitable ni possible de penser un jour « autofinancer » les actions des MJC. Du point de vue du sens comme de l’efficacité, le soutien de l’État et des collectivités territoriales est indispensable. Il faut continuer à se battre pour valoriser les MJC et espérer maintenir (voire accroître) les partenariats publics. Mais, si nous ne revisitons pas aussi notre modèle économique, nous avons toutes les chances de nous regarder tomber les unes après les autres. De nouvelles formes de gestion doivent être expérimentées, plus ancrées dans une coopération et une solidarité réelles et pas seulement dans la création d’outils (ce qui est déjà quelque chose). L’innovation et la mutualisation des hommes et des ressources sont une autre nécessité ; cela change la dimension traditionnelle de l’action des MJC, son territoire d’intervention et nous oblige à visiter des champs inattendus ou oubliés. Faire évoluer le modèle économique des MJC, c’est contribuer à l’émergence d’un modèle de société transformé tout en œuvrant à notre pérennité. La gouvernance à dimension humaine, le fonctionnement démocratique, la prise en compte des ressources et des moyens, la valorisation d’une définition nouvelle de la richesse sont autant de valeurs et de finalités que les MJC font déjà vivre au quotidien. C’est cette convergence entre les finalités des MJC et les valeurs défendues par l’Économie Sociale et Solidaire qui inscrit nos maisons, consciemment ou non, comme un acteur de ce mouvement.

QUELQUES RÉFÉRENCES

La coopération est une forme d’organisation collective. Dans un système basé sur la coopération, les différents acteurs travaillent dans un esprit d’intérêt général de tous les acteurs. Cela suppose un certain degré de confiance et de compréhension.

« La grande chose de la démocratie, c’est la solidarité. » Victor Hugo.

« Un ensemble d’initiatives économiques à finalité sociale qui participent à la construction d’une nouvelle façon de vivre et de penser l’économie (…). Elle place la personne humaine au centre du développement économique et social. » Définition de l’Économie Sociale et Solidaire, 2e Rencontre Internationale sur la Globalisation de la Solidarité.

« L’homme ne peut rien faire en bien ou en mal qu’en s’associant. Il n’y a pas d’armure plus solide contre l’oppression ni d’outils plus merveilleux pour les grandes œuvres. » Waldeck – Rousseau.

« La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat. » Kofi Annan.